(2025) Lyubomír Pípkov: Ludus Rithmicus, Complete Works for Piano
Catégorie(s): Concerto Moderne Orchestral Piano Raretés
Instrument(s): Piano
Compositeur principal: Lyubomír Pípkov
Orchestre: Bulgarian National Radio Symphony Orchestra
Chef: Stanislav Ushev
Nb CD(s): 3
N° de catalogue:
CD 3117-19
Sortie: 04.04.2025
EAN/UPC: 7619931311722
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LYUBOMÍR PÍPKOV: LUDUS RITHMICUS, COMPLETE WORKS FOR PIANO
À PROPOS DE CET ALBUM
L’École nationale bulgare de compositeurs fut l’une des dernières à rejoindre la famille musicale européenne à la fin du XIXe siècle. Ce retard important avait ses raisons historiques. Fondée en 681, la Bulgarie a connu son âge d’or aux IXe et Xe siècles. En 1396, le pays tomba sous la domination de l’Empire ottoman et, pendant près de cinq siècles, il fut pratiquement isolé de l’Europe, manquant de nombreuses étapes importantes du développement social et culturel. La ‘Renaissance bulgare’, un processus de renouveau national, politique et culturel, commença à la fin du XVIIIe siècle et se dirigea rapidement en accélération vers la libération et le rétablissement de l’État en 1878. Au cours des 66 années suivantes, la Bulgarie connut un essor économique et culturel énorme jusqu’à ce que ce processus soit à nouveau brusquement interrompu par l’occupation soviétique et le coup d’État communiste de 1944. C’est pendant cette période que la musique professionnelle bulgare gagna sa place en Europe. [..]
Né dans la famille du compositeur Panayot Pípkov, Lyubomír Pípkov (1904–1974) n’était pas un enfant prodige. À partir de 1919, il étudie le piano avec Ivan Torchanov et Heinrich Wiesner, et la théorie avec Dobri Hrístov à l’École de musique de Sofia. Ses premiers essais de composition impressionnent ses professeurs et il reçoit, non sans l’aide d’Alfred Cortot, une modeste bourse du gouvernement français pour étudier à Paris. En 1926, Pípkov s’inscrit dans la classe de composition de Paul Dukas à l’École normale de musique, où il devient également l’élève de piano d’Yvonne Lefébure. Les premières compositions qu’il montre à Dukas sont les 22 Variations (1926) et l’Album pour enfants Op. 1 (1924–1926) pour piano. Contrairement à l’Album pour enfants, composé de trois petites pièces gracieuses sans saveur nationale spécifique que Pípkov juge dignes de recevoir son premier numéro d’opus, les 22 Variations romantiques ne sont jamais considérées comme une création artistique autonome par l’auteur. Il traite plutôt l’oeuvre comme un exercice de composition pour explorer les techniques des variations classiques et romantiques. On peut retrouver les influences de Beethoven, Chopin, Schumann, et même Scriabine sur le jeune Pípkov. [..]
Dans un article de 1938 intitulé « À propos du rythme bulgare », Béla Bartók qualifiait les mesures irrégulières de « bulgares ». On pouvait y lire : « Quand j’ai vu pour la première fois ces mesures inhabituelles, je pouvais difficilement imaginer que des rythmes aussi intéressants, particuliers et résolus existaient. (...) Ces rythmes sont naturels, ce ne sont pas les compositeurs qui les ont aspirés de leurs doigts. Ils se sont formés dans la musique du village au cours du développement naturel. » Il connaissait l’étude de Dobri Hrístov « Fondements rythmiques de la musique populaire bulgare » (1913). Bartók citait également l’ethnomusicologue Vassíl Stoin, qui a rassemblé plus de 6'000 chansons populaires bulgares : « Dans près de la moitié des mélodies bulgares, les valeurs fondamentales des mesures individuelles sont inégales. » Bartók concluait que des rythmes irréguliers se rencontraient également sporadiquement dans la musique d’autres nations, mais « c’est sur le territoire bulgare qu’ils sont les plus répandus et nous pouvons à juste titre les appeler rythmes bulgares. » Ces rythmes, souvent appelés en Europe occidentale « boiteux », « tordus » ou « bizarres », trouvent leur origine dans les torsions de la langue bulgare et dans les pas, gestes et sauts des danses folkloriques. Les danses bulgares de base et les plus populaires aux mesures irrégulières sont : Paydushko horo (5/8), Rachenitsa (7/8), Daychovo horo (9/8), Kopanitsa (11/16), Krivo Sadovsko horo (13/16) et Buchimish (15/16). Ce que Bartók appelle « rythme bulgare » est un principe métrique consistant à combiner des groupes de deux et trois temps (de « deux » et de « trois », ou de temps « courts » et « longs ») dans une mesure. Il existe de nombreuses combinaisons possibles de pulsations « courtes » et « longues », ce qui explique la grande variété de mesures asymétriques dans la musique bulgare. Bartók a utilisé des rythmes bulgares dans son Cinquième quatuor à cordes, son Concerto pour orchestre et, plus particulièrement, dans les célèbres Six danses en rythme bulgare pour piano qui couronnent son Mikrokosmos. Ces exquises miniatures n’utilisent cependant qu’un nombre limité de mesures bulgares et leur contenu mélodique n’est pas du tout bulgare. Il était du devoir des compositeurs bulgares de recréer cet héritage national dans la musique professionnelle.
À la fin des années 1960, Pípkov s’est lancé dans un projet ambitieux sous le titre provisoire Ludus Rithmicus (une allusion évidente au Ludus Tonalis de Hindemith) qui s’est avéré être la contribution la plus originale de Pípkov à la musique européenne. Il a créé quatre collections à grande échelle de pièces pour piano métro-rythmiques avec différents niveaux de difficulté : Tableaux et études métro-rythmiques Op. 69 et Op. 77 (1971) et Caprices printaniers Op. 78 (1972), toutes deux pour pianistes de concert, De 1 à 15 Op. 81 (1973) pour jeunes pianistes, et Joies d’enfants pour enfants (1974), dont Pípkov n’a réussi à terminer que 14 des 23 pièces prévues avant sa mort. Certaines pièces sont même restées sans titre. L’idée structurelle centrale de chacun de ces cycles est de présenter progressivement et systématiquement les rythmes asymétriques de la musique populaire bulgare : 5/8 (ou 5/16) =2+3 ; 7/8=2+2+3 ; 8/8=3+2+3 ; 9/8=2+2+2+3 ; 10/8=3+3+2+2 et ainsi de suite jusqu’à 15/16. Pípkov a accompli cette tâche avec la plus grande inspiration, ingéniosité et talent artistique. Ces pièces ne représentent pas seulement un panorama et une récapitulation de l’imagerie personnelle de Pípkov, du développement du style, des genres et du langage mais elles constituent également un recueil de l’évolution du style national bulgare depuis ses débuts jusqu’en 1974. [..]
Vesko Stambolov
Traduction du bulgare : Elisabeth Gillming et Emili Brugalla
VESKO STAMBOLOV
Vesko Stambolov est l’un des principaux pianistes bulgares. Il a reçu une éducation musicale solide et polyvalente dans son pays natal. Ses professeurs sont Maria Gíneva, Dimo Dímov et Krasimír Taskov. Il a également travaillé avec Germaine Mounier, Sequeira Costa et Ventsislav Yankov, et a été très influencé par Paul Badura-Skoda.
Stambolov s’est produit dans des salles aussi importantes que le Musikverein de Vienne, le Palau de la Música Catalana de Barcelone et le Kumho Recital Hall de Séoul, pour n’en citer que quelques-unes. Il a participé en tant que soliste à de nombreux concerts avec tous les orchestres bulgares et de nombreux orchestres étrangers, interprétant un répertoire de plus de quarante concertos pour piano de J. S. Bach (les 14 concertos de Bach de BWV 1052 à BWV 1065), C. Ph. E. Bach, J. C. Fr. Bach, J. C. Bach, L. Koželuch, Haydn, Mozart, Beethoven, Chopin, Schumann, Grieg, Tchaïkovski, Ravel, Rachmaninov (No 3), Prokofiev (No 3), Chostakovitch (No 1), Henryk Górecki, et d’autres compositeurs.
Le label allemand Meta Records a publié trois CDs de Vesko Stambolov avec les sept concertos pour piano seul de J. S. Bach et les deux concertos pour piano de Chopin dans une version de chambre. Piano News a distingué son premier CD de Bach comme CD du mois de mai et juin 2004. Il a enregistré un double CD de musique de Rachmaninov pour deux pianos avec Vessela Marinova pour le label britannique Nimbus Records. Stambolov a également sorti un CD avec le Concerto pour piano en ré majeur de Haydn avec l’orchestre de chambre Sofia Soloists et le chef d’orchestre Plamen Djurov. Les deux récents CDs du duo de pianistes Emili Brugalla & Vesko Stambolov avec Le Sacre du Printemps de Stravinsky, Cendrillon de Prokofiev et des oeuvres d’Antoni Soler, Carles Suriñach, Robert Gerhard, Xavier Montsalvatge et Joan Guinjoan (tous deux sur le label catalan Columna Música) ont reçu un accueil très favorable de la part de la critique.
Vesko Stambolov est un fervent promoteur des compositeurs bulgares. Son CD Bulgarian Piano Miniatures (Columna Música) a été récompensé par le Melómano de Oro, décerné par le magazine spécialisé Melómano. Stambolov est le premier interprète de l’intégrale des oeuvres tardives de Pancho Vladigerov (opus 64 à 70). Il a enregistré les concertos pour piano de Dimitar Nenov, Lyubomír Pípkov et Marín Golemínov, ainsi que le Prélude, l’Aria et la Toccata pour piano et orchestre de Golemínov avec l’Orchestre symphonique de la Radio nationale bulgare. Il a également à son répertoire un grand nombre d’oeuvres solo et de chambre de Pancho Vladigerov, Dimitar Nenov, Veselín Stoyanov, Marín Golemínov, Parashkev Hadjíev, Alexander Raychev, Ivan Dímov, Stefan Ikonomov, Boris Karadimchev, Georgi Mínchev, Alexander Tekeliev, Krasimír Taskov, Miroslav Danev, Petar Petrov, ainsi que d’autres compositeurs bulgares. L’ensemble de trois CDs que vous tenez entre les mains est le premier enregistrement des oeuvres complètes pour piano de Lyubomír Pípkov.
Vesko Stambolov a remporté plusieurs concours nationaux et internationaux et il est lauréat du prestigieux prix national de musique bulgare « Marín Golemínov », 2020.
Vesko Stambolov vit actuellement en Catalogne et enseigne au Conservatori Superior del Liceu, à Barcelone.
SITES INTERNET DE L'ORCHESTRE ET DES ARTISTES
Bulgarian National Radio Symphony Orchestra [site]
Vesko Stambolov [site]
OEUVRES
Metro-Rhythmic Pictures and Studies / Метроритмични картини и студии Op. 69 & Op. 77 (1967-1971)
[CD 1, Pistes 1-18]
Springtime Whimsies / Пролетни приумици, Op. 78 (1972)
[CD1, Pistes 19-34]
***
Concerto for Piano and Orchestra / Концерт за пиано и оркестър, Op. 48 (1954)
[CD 2, Pistes 1-3]
Bulgarian Suite / Българска сюита, Op. 2 (1928)
[CD 2, Pistes 4-9]
Pastorale / Пасторал, Op. 24 (1944)
[CD 2, Piste 10]
Ancient Dance / Старинен танц, Op. 26 (1946)
[CD 2, Piste 11]
Prelude / Прелюд, Op. 39 (1949)
[CD 2, Piste 12]
***
Youth Collection / Юношески сборник, Op. 14 (1937-1957)
[CD 3, Pistes 1-9]
Children’s Album / Детски албум, Op. 1 (1926)
[CD 3, Pistes 10-12]
22 Variations / 22 Вариации (1926)
[CD 3, Piste 13]
Miscellaneous Little Pieces / Разни малки пиески (1946-1957)
[CD 3, Pistes 14-20]
From 1 to 15 / От 1 до 15, Op. 81 (1973)
[CD 3, Pistes 21-39]
Children’s Joys / Детски радости (1974, unfinished)
[CD 3, Pistes 40-53]
(2025) Lyubomír Pípkov: Ludus Rithmicus, Complete Works for Piano - CD 3117-19
À PROPOS DE CET ALBUM
L’École nationale bulgare de compositeurs fut l’une des dernières à rejoindre la famille musicale européenne à la fin du XIXe siècle. Ce retard important avait ses raisons historiques. Fondée en 681, la Bulgarie a connu son âge d’or aux IXe et Xe siècles. En 1396, le pays tomba sous la domination de l’Empire ottoman et, pendant près de cinq siècles, il fut pratiquement isolé de l’Europe, manquant de nombreuses étapes importantes du développement social et culturel. La ‘Renaissance bulgare’, un processus de renouveau national, politique et culturel, commença à la fin du XVIIIe siècle et se dirigea rapidement en accélération vers la libération et le rétablissement de l’État en 1878. Au cours des 66 années suivantes, la Bulgarie connut un essor économique et culturel énorme jusqu’à ce que ce processus soit à nouveau brusquement interrompu par l’occupation soviétique et le coup d’État communiste de 1944. C’est pendant cette période que la musique professionnelle bulgare gagna sa place en Europe. [..]
Né dans la famille du compositeur Panayot Pípkov, Lyubomír Pípkov (1904–1974) n’était pas un enfant prodige. À partir de 1919, il étudie le piano avec Ivan Torchanov et Heinrich Wiesner, et la théorie avec Dobri Hrístov à l’École de musique de Sofia. Ses premiers essais de composition impressionnent ses professeurs et il reçoit, non sans l’aide d’Alfred Cortot, une modeste bourse du gouvernement français pour étudier à Paris. En 1926, Pípkov s’inscrit dans la classe de composition de Paul Dukas à l’École normale de musique, où il devient également l’élève de piano d’Yvonne Lefébure. Les premières compositions qu’il montre à Dukas sont les 22 Variations (1926) et l’Album pour enfants Op. 1 (1924–1926) pour piano. Contrairement à l’Album pour enfants, composé de trois petites pièces gracieuses sans saveur nationale spécifique que Pípkov juge dignes de recevoir son premier numéro d’opus, les 22 Variations romantiques ne sont jamais considérées comme une création artistique autonome par l’auteur. Il traite plutôt l’oeuvre comme un exercice de composition pour explorer les techniques des variations classiques et romantiques. On peut retrouver les influences de Beethoven, Chopin, Schumann, et même Scriabine sur le jeune Pípkov. [..]
Dans un article de 1938 intitulé « À propos du rythme bulgare », Béla Bartók qualifiait les mesures irrégulières de « bulgares ». On pouvait y lire : « Quand j’ai vu pour la première fois ces mesures inhabituelles, je pouvais difficilement imaginer que des rythmes aussi intéressants, particuliers et résolus existaient. (...) Ces rythmes sont naturels, ce ne sont pas les compositeurs qui les ont aspirés de leurs doigts. Ils se sont formés dans la musique du village au cours du développement naturel. » Il connaissait l’étude de Dobri Hrístov « Fondements rythmiques de la musique populaire bulgare » (1913). Bartók citait également l’ethnomusicologue Vassíl Stoin, qui a rassemblé plus de 6'000 chansons populaires bulgares : « Dans près de la moitié des mélodies bulgares, les valeurs fondamentales des mesures individuelles sont inégales. » Bartók concluait que des rythmes irréguliers se rencontraient également sporadiquement dans la musique d’autres nations, mais « c’est sur le territoire bulgare qu’ils sont les plus répandus et nous pouvons à juste titre les appeler rythmes bulgares. » Ces rythmes, souvent appelés en Europe occidentale « boiteux », « tordus » ou « bizarres », trouvent leur origine dans les torsions de la langue bulgare et dans les pas, gestes et sauts des danses folkloriques. Les danses bulgares de base et les plus populaires aux mesures irrégulières sont : Paydushko horo (5/8), Rachenitsa (7/8), Daychovo horo (9/8), Kopanitsa (11/16), Krivo Sadovsko horo (13/16) et Buchimish (15/16). Ce que Bartók appelle « rythme bulgare » est un principe métrique consistant à combiner des groupes de deux et trois temps (de « deux » et de « trois », ou de temps « courts » et « longs ») dans une mesure. Il existe de nombreuses combinaisons possibles de pulsations « courtes » et « longues », ce qui explique la grande variété de mesures asymétriques dans la musique bulgare. Bartók a utilisé des rythmes bulgares dans son Cinquième quatuor à cordes, son Concerto pour orchestre et, plus particulièrement, dans les célèbres Six danses en rythme bulgare pour piano qui couronnent son Mikrokosmos. Ces exquises miniatures n’utilisent cependant qu’un nombre limité de mesures bulgares et leur contenu mélodique n’est pas du tout bulgare. Il était du devoir des compositeurs bulgares de recréer cet héritage national dans la musique professionnelle.
À la fin des années 1960, Pípkov s’est lancé dans un projet ambitieux sous le titre provisoire Ludus Rithmicus (une allusion évidente au Ludus Tonalis de Hindemith) qui s’est avéré être la contribution la plus originale de Pípkov à la musique européenne. Il a créé quatre collections à grande échelle de pièces pour piano métro-rythmiques avec différents niveaux de difficulté : Tableaux et études métro-rythmiques Op. 69 et Op. 77 (1971) et Caprices printaniers Op. 78 (1972), toutes deux pour pianistes de concert, De 1 à 15 Op. 81 (1973) pour jeunes pianistes, et Joies d’enfants pour enfants (1974), dont Pípkov n’a réussi à terminer que 14 des 23 pièces prévues avant sa mort. Certaines pièces sont même restées sans titre. L’idée structurelle centrale de chacun de ces cycles est de présenter progressivement et systématiquement les rythmes asymétriques de la musique populaire bulgare : 5/8 (ou 5/16) =2+3 ; 7/8=2+2+3 ; 8/8=3+2+3 ; 9/8=2+2+2+3 ; 10/8=3+3+2+2 et ainsi de suite jusqu’à 15/16. Pípkov a accompli cette tâche avec la plus grande inspiration, ingéniosité et talent artistique. Ces pièces ne représentent pas seulement un panorama et une récapitulation de l’imagerie personnelle de Pípkov, du développement du style, des genres et du langage mais elles constituent également un recueil de l’évolution du style national bulgare depuis ses débuts jusqu’en 1974. [..]
Vesko Stambolov
Traduction du bulgare : Elisabeth Gillming et Emili Brugalla
VESKO STAMBOLOV
Vesko Stambolov est l’un des principaux pianistes bulgares. Il a reçu une éducation musicale solide et polyvalente dans son pays natal. Ses professeurs sont Maria Gíneva, Dimo Dímov et Krasimír Taskov. Il a également travaillé avec Germaine Mounier, Sequeira Costa et Ventsislav Yankov, et a été très influencé par Paul Badura-Skoda.
Stambolov s’est produit dans des salles aussi importantes que le Musikverein de Vienne, le Palau de la Música Catalana de Barcelone et le Kumho Recital Hall de Séoul, pour n’en citer que quelques-unes. Il a participé en tant que soliste à de nombreux concerts avec tous les orchestres bulgares et de nombreux orchestres étrangers, interprétant un répertoire de plus de quarante concertos pour piano de J. S. Bach (les 14 concertos de Bach de BWV 1052 à BWV 1065), C. Ph. E. Bach, J. C. Fr. Bach, J. C. Bach, L. Koželuch, Haydn, Mozart, Beethoven, Chopin, Schumann, Grieg, Tchaïkovski, Ravel, Rachmaninov (No 3), Prokofiev (No 3), Chostakovitch (No 1), Henryk Górecki, et d’autres compositeurs.
Le label allemand Meta Records a publié trois CDs de Vesko Stambolov avec les sept concertos pour piano seul de J. S. Bach et les deux concertos pour piano de Chopin dans une version de chambre. Piano News a distingué son premier CD de Bach comme CD du mois de mai et juin 2004. Il a enregistré un double CD de musique de Rachmaninov pour deux pianos avec Vessela Marinova pour le label britannique Nimbus Records. Stambolov a également sorti un CD avec le Concerto pour piano en ré majeur de Haydn avec l’orchestre de chambre Sofia Soloists et le chef d’orchestre Plamen Djurov. Les deux récents CDs du duo de pianistes Emili Brugalla & Vesko Stambolov avec Le Sacre du Printemps de Stravinsky, Cendrillon de Prokofiev et des oeuvres d’Antoni Soler, Carles Suriñach, Robert Gerhard, Xavier Montsalvatge et Joan Guinjoan (tous deux sur le label catalan Columna Música) ont reçu un accueil très favorable de la part de la critique.
Vesko Stambolov est un fervent promoteur des compositeurs bulgares. Son CD Bulgarian Piano Miniatures (Columna Música) a été récompensé par le Melómano de Oro, décerné par le magazine spécialisé Melómano. Stambolov est le premier interprète de l’intégrale des oeuvres tardives de Pancho Vladigerov (opus 64 à 70). Il a enregistré les concertos pour piano de Dimitar Nenov, Lyubomír Pípkov et Marín Golemínov, ainsi que le Prélude, l’Aria et la Toccata pour piano et orchestre de Golemínov avec l’Orchestre symphonique de la Radio nationale bulgare. Il a également à son répertoire un grand nombre d’oeuvres solo et de chambre de Pancho Vladigerov, Dimitar Nenov, Veselín Stoyanov, Marín Golemínov, Parashkev Hadjíev, Alexander Raychev, Ivan Dímov, Stefan Ikonomov, Boris Karadimchev, Georgi Mínchev, Alexander Tekeliev, Krasimír Taskov, Miroslav Danev, Petar Petrov, ainsi que d’autres compositeurs bulgares. L’ensemble de trois CDs que vous tenez entre les mains est le premier enregistrement des oeuvres complètes pour piano de Lyubomír Pípkov.
Vesko Stambolov a remporté plusieurs concours nationaux et internationaux et il est lauréat du prestigieux prix national de musique bulgare « Marín Golemínov », 2020.
Vesko Stambolov vit actuellement en Catalogne et enseigne au Conservatori Superior del Liceu, à Barcelone.
SITES INTERNET DE L'ORCHESTRE ET DES ARTISTES
Bulgarian National Radio Symphony Orchestra [site]
Vesko Stambolov [site]
OEUVRES
Metro-Rhythmic Pictures and Studies / Метроритмични картини и студии Op. 69 & Op. 77 (1967-1971)
[CD 1, Pistes 1-18]
Springtime Whimsies / Пролетни приумици, Op. 78 (1972)
[CD1, Pistes 19-34]
***
Concerto for Piano and Orchestra / Концерт за пиано и оркестър, Op. 48 (1954)
[CD 2, Pistes 1-3]
Bulgarian Suite / Българска сюита, Op. 2 (1928)
[CD 2, Pistes 4-9]
Pastorale / Пасторал, Op. 24 (1944)
[CD 2, Piste 10]
Ancient Dance / Старинен танц, Op. 26 (1946)
[CD 2, Piste 11]
Prelude / Прелюд, Op. 39 (1949)
[CD 2, Piste 12]
***
Youth Collection / Юношески сборник, Op. 14 (1937-1957)
[CD 3, Pistes 1-9]
Children’s Album / Детски албум, Op. 1 (1926)
[CD 3, Pistes 10-12]
22 Variations / 22 Вариации (1926)
[CD 3, Piste 13]
Miscellaneous Little Pieces / Разни малки пиески (1946-1957)
[CD 3, Pistes 14-20]
From 1 to 15 / От 1 до 15, Op. 81 (1973)
[CD 3, Pistes 21-39]
Children’s Joys / Детски радости (1974, unfinished)
[CD 3, Pistes 40-53]
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